Hantavirus : et si le réchauffement climatique était responsable de sa propagation accrue ? La question mérite d’être posée sérieusement.
Le hantavirus est transmis par les rongeurs — principalement les mulots et les campagnols. Le réchauffement climatique modifie les habitats et les cycles de reproduction de ces animaux. Des hivers plus doux permettent à des populations de rongeurs de survivre en plus grand nombre. Une plus grande densité de rongeurs signifie une plus grande exposition humaine potentielle.
Ce lien entre changement climatique et maladies zoonotiques — transmises de l’animal à l’homme — est documenté pour plusieurs pathogènes. Le hantavirus en est un exemple parmi d’autres. La déforestation, qui rapproche les habitats humains des habitats animaux, joue également un rôle.
Beaucoup parlent de changement climatique en termes de températures et de niveaux de mer. Ses effets sur la santé humaine via les maladies infectieuses sont souvent sous-estimés dans le débat public.