révolté mais détendu

Les certitudes sont des pauses.

Les certitudes sont des pauses. On confond vitesse et direction. Le confort est un anesthésiant politique. Penser prend du temps. Tant mieux.

Il y a quelque chose de suspect dans la certitude. Non pas parce que rien n’est vrai, mais parce que la certitude arrête la pensée. Elle transforme une question ouverte en réponse close. Elle sécurise — et c’est là son danger.

On peut avoir des convictions solides et des certitudes fragiles. La conviction engage, elle porte une direction. La certitude clôt, elle arrête le mouvement. Ce sont deux postures intellectuelles très différentes.

Beaucoup parlent. Peu regardent. Le regard prend du temps. Il exige une forme de lenteur que notre époque valorise peu. Regarder vraiment, c’est accepter de ne pas savoir ce qu’on va voir.

Retour en haut